Pourquoi je voterai Benoît Hamon

Par Paul Ben-Itzak
Copyright 2017 Paul Ben-Itzak

“Il faut se saisir de la réalité tant qu’il est vécu par nos compatriotes.”

— Benoît Hamon, France Inter, le 23 janvier 2017

“Float like a butterfly, sting like a bee.” (Volez comme un papillon, piquez comme un abeille)

— Muhammad Ali, citation collée au dessus du bureau de Benoit Hamon

De l’extrême gauche a l’extrême droite — avec quelques exceptions sur quelques points de la part de Yannick Jadot & Emmanuel Macron — tous les candidats à l’élection presidentielle française dit qu’ils sont seuls à détenir la verité. Or, leur verités sont presque toutes basées sur un idéologie plutôt que sur une analyse froide des faits. Sauf Benoît Hamon.

Voici un exemple: Dans notre société, il y en a qui disent que la soi-disant “révolution” numérique est formidable, et il y en a d’autres (comme votre serviteur) qui disent que c’est un malédiction malsaine car elle remplace les humains par des robots (ou, si tu prefère, le travail individuel par l’automatique et les ‘algorithmes,’ donc l’humain devient plus et plus obsolète en faveur de la robotique). Benoît Hamon, par contre, dit (pour resumer): “Ecoutez, qu’on l’aime ou qu’on se mefie, le numérique est là. La mondialisation — et le perte d’emploi qu’elle implique, comme pour le numerique — est là. Alors comment faire face?”

Comme *une* solution possible, Hamon a proposé le “revenu universel.” *MAIS,* à la différence des autres politiciens — surtout ceux qui lui sont presque tous tombés dessus — il a précisé (je résume encore), “C’est ma verité, mais ce n’est pas moi qui ai le monopole de la vérité. On peut discuter.”

Donc, pour moi, la question n’est pas, “Est-ce que le revenu universel vas nous sauver” ni non plus, “Mais comment on va payer pour ça?” L’important c’est plutôt dans le fait que Benoît Hamon a posé la question: “Le numérique et le mondialisation sont là. Il y a des gens qui souffrent au cause de ça. Est-ce qu’il y a un moyen d’améliorer leur souffrance? Voila une idée. Est-ce que vous en avez une autre?”

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